Mère-fille : quand les intérêts divergent

06/04/2021
Thumbnail [16x6]

Un homme décède, laissant pour lui succéder sa fille mineure. Un administrateur ad hoc est alors désigné par le juge pour représenter l’enfant dans les opérations de liquidation de la succession. Mais la mère s’oppose à cette décision, estimant qu’elle peut elle-même représenter les intérêts de sa fille, dès lors qu’elle ne se trouve pas en opposition d’intérêts avec elle puisqu’elle n’a aucun droit dans la succession de son ex-mari. En vain. Après avoir constaté que la mère avait manifesté son intention d’utiliser les fonds de la succession revenant à sa fille pour régler ses dettes personnelles et que, parallèlement, elle avait fait en sorte de retarder le règlement de la succession, les juges en concluent qu’il Il existe bien un conflit d’intérêts entre la mère et la fille, justifiant la désignation d’un administrateur ad hoc.